22 février, 2011

Jour 22 - Ou j'apprends a apprecier Koh Kong

(Parenthese sur la fin de mon Lucky Day : en allant me coucher le soir, j'éteins la lumiere et regarde un peu la télé. Il y a des geckos qui courent sur les murs - j'adore ces bestioles parce qu'elles bouffent les moustiques. Et puis j'en vois un qui court au plafond, mais avec une démarche assez peu reptilienne. Je regarde mieux et... c'etait une araignée géante ! Avec de looongues pattes velues ! Quand j'ai rallumé la lumiere elle s'est immobilisée pendant une quinzaine de minutes, puis elle est repartie en sens inverse, elle est descendue avec son fil en plein milieu de la piece et elle est allée se cacher quelque part dans la chambre. Il m'a fallu beaucoup de force de conviction contre moi-meme, mon duvet bien serré sur le menton et la moustiquaire calée de guingois dans le plafond en contreplaqué pour reussir a ré-éteindre la lumiere avant de m'endormir... J'ai changé de guest house.)

En ce nouveau jour 22 nous avions prévu d'aller faire du kayak, ma US-friend Calvin et moi. Mais le gars qui aurait du nous louer l'embarcation, un vieil allemand pas tres sympathique, n'etait toujours pas réveillé a 11h du mat - ce qui, au Cambodge, ou tout le monde se leve a 5h du mat' avec le soleil, est tres bizarre. Du coup nous nous sommes rabattues sur un tuk-tuk pour aller jusqu'a la cascade de la Tatai. Et on a passé toute l'aprem' dans l'eau, a essayer de nager contre les courants, a s'offrir des "free massages" en se calant sous l'eau qui tombait de la cascade, a bronzer, a papoter avec un groupe franco-hollandais... La dolce vita, quoi !

Puis nous rentrons. En allant diner je retrouve la partie francaise du groupe : un jeune Nantais tailleur de pierre qui passe plusieurs mois au Cambodge pour apprendre a tailler des Buddha (ca change de tous les bénévoles et profs de langues croisés jusqu'ici). Il avait loué une moto, donc il me propose de me montrer a quel point c'est facile de conduire. Nous nous éloignons un peu et allez, c'est parti, cours de conduite ! C'est vrai que c'est pas compliqué, mais de la a en prendre une toute seule, faut pas pousser mémé dans les orties, non plus... 
Comme il n'avait pas mangé nous reprenons la moto pour aller vers le marché. A peine avions nous décollé que, a nouveau SCHHOUUUUF ! Grosse averse de psychopathe. Il nous a fallu seulement 5 mn pour rejoindre le marché, mais nous étions pire que trempés. Et nous voila a debarquer, avec nos fringues toutes degoulinantes, de nuit, dans une echope tenue par des locaux. Il y en a qui rigolent, d'autres qui font une tete du genre qu'est-ce-que-vous-venez-faire-ici, mais bon, mon nouveau pote Nantais discute en pseudo-Cambodgien pour essayer d'avoir a manger, et on finit par s'assoir a table. Il y a un vieux monsieur en face de nous qui me propose de gouter a son plat, puis qui n'arrete pas de transvaser de la viande de son assiette a celle du Nantais, tout ceci sans dire un mot mais avec un visage a la fois posé, fier et plein de gentillesse. Et puis a la fin, sans qu'on sache pourquoi, il nous paye le repas. Comme ca. Et puis histoire de finir en beautéil nous offre des clopes. Ouf, le mec...

Donc je suis bien contente parce que j'ai finalement retrouvé mon Cambodge du début...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire