Le probleme, quand on n'écrit pas tous les jours, c'est qu'apres on a trop de choses a raconter d'un seul coup. Donc je vous fais un résumé de ces quatre derniers jours en accéléré :
- A Siem Reap, dans une "Silk Farm", on m'a mis un ver a soie dans la main et on m'a montré d'autres vers en pleine "lune de miel", ainsi que l'a élégamment présenté le guide. Concretement : ils copulaient.
- Je suis arrivée hier soir a Battambang apres quelques péripéties de bus. Concretement : 2 heures de retard, mais surtout un prix du billet en fonction de la nationalité. Pour info, sur le podium du PrenMoiPaPourUnCon, la France l'emporte haut la main avec un billet de bus a 4 dollars, suivie de pres par la Republique tchéque et son billet a 5 dollars, tandis que la Suisse est la grande perdante de cette épreuve avec un billet a 8 dollars.
- J'ai dormi dans un hotel battambangais trop ouf. Le Royal Hotel, rien que ca. Comme je suis devenue un peu plus radine ces derniers temps je demande le prix de la chambre la plus cheap. 3 dollars ? Génial ! Concretement : C'est au 4e étage, sur le toit, sans isolation et avec un ventilo tout mou du genou. Les toilettes et la douche sont dehors. Et alors la attention, tu t'amuses pas a aller aux toilettes avec ton livre de 300 pages, non non non, parce qu'au bout de 2mn de hamam-pipi t'as qu'une envie, c'est de retrouver la fraicheur des 30 degres de l'extérieur. Ceci étant dit, j'ai bien aimé l'ambiance du lieu, parce que sur ce toit il y avait aussi un petit restau et des hamacs, et c'etait tres bien pour apprecier le coucher de soleil sur la ville...
- Ce matin, j'ai fait un tour de bambou-train avec ma nouvelle amie tcheque. Le bambou-train, dans ma tete, c'etait un truc un peu pépére, un peu touriste, un peu je-suis-a-retraite-et-j-assume. Concretement : j'etais a coté de la plaque. Le "train", c'est une grande planche de morceau de bambou, qui doit faire 1,50m de large sur 2,50m de long, qui est posé sur deux jeux de roues, et qui fonctionne avec un petit moteur genre moteur de zodiac. T'arrives, tu t'assoies la-dessus. T'es a 50 cm du sol et il n'y a rien qui te protege sur les cotés. Et en fait ca va assez vite... C'est un peu la version "plaine cambodgienne" des montagnes russes. On va a un petit 20km/h, mais en étant aussi proche du sol et en frolant les buissons d'aussi pres, ca parait beaucoup plus. Comme les rails ne sont pas toujours bien en face l'un de l'autre et que les raccords sont souvent faits a l'arrach', on est balloté dans tous les sens et on redécouvre non sans une certaine amertume que l'on a un coxys. Mais c'etait TROP bien !
- Et puis cet aprem', j'etais dans le bus pour Phnom Penh, ou je fais une petite étape avant Kampot, demain, sur la cote Sud. Pour la premiere fois du voyage, je retournais dans une ville que je connaissais déja. Et du coup pour la premiere fois du voyage, j'avais hate d'arriver. Bon au final une fois sur place c'était un peu la galere parce que je n'ai pas pu retourner dans ma Sweet Home qui pourtant aurait particulierement bien porté son nom ce soir, et j'ai terminé a l'Angkor International. Concretement : c'est un hotel pas tres friendly, et dont les chambres les moins cheres (7 dollars, ventilo mais pas de clim, eau froide) sont au 5e étage. C'est vachement haut, cinq étages, surtout sans ascensceur et avec 20 kg sur le dos ! Mais au moins je pourrais dire que j'ai presque fait le Kilimandjaro...

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